Accords et acronymes => GEPP

Rédigé le 24/06/2026
La rédaction du CRES


Gestion des emplois et des parcours professionnels

GEPP : un accord à connaître et utiliser

Un accord négocié pour donner aux salariés des droits, des repères et des moyens concrets afin d’agir sur leur avenir professionnel.

Trop souvent, la GEPP est perçue comme un sujet réservé à la Direction, aux RH ou aux managers. Pourtant, c’est avant tout un accord que chaque salarié peut utiliser pour préparer son parcours professionnel, développer ses compétences ou anticiper les évolutions de son métier.

  1. N’attendez pas d’être concerné par un changement

La GEPP n’est pas faite uniquement pour les situations de réorganisation ou pour les métiers en difficulté.

Au contraire, elle est probablement plus utile lorsqu’elle est mobilisée en amont. Si vous vous posez des questions sur votre avenir professionnel, sur les compétences qui seront demandées demain ou sur les possibilités d’évolution au sein de l’entreprise, c’est le bon moment pour vous y intéresser.

L’accord a justement été négocié pour vous permettre d’anticiper plutôt que de subir.

  1. Utilisez vos droits à la formation

La transformation des métiers est une réalité dans l’ensemble de l’entreprise. Pour accompagner ces changements, l’accord GEPP renforce les dispositifs liés au développement et à la montée en compétences.

Si une compétence vous manque pour évoluer ou si vous souhaitez découvrir un nouveau domaine, n’attendez pas qu’une proposition arrive spontanément.

La formation fait partie des leviers centraux de la GEPP. Identifiez vos besoins, renseignez-vous sur les formations existantes et construisez votre projet professionnel.

  1. Explorez les autres métiers de l’entreprise

Parfois nous ignorons les passerelles qui existent entre les métiers.

L’accord GEPP prévoit notamment des dispositifs destinés à mieux connaître d’autres activités, d’autres compétences ou d’autres parcours professionnels au sein du Groupe. Parmi eux figure notamment le dispositif « Vis ma vie », qui peut vous permettre de découvrir concrètement un autre métier.

Avant de conclure qu’un métier n’est pas fait pour vous, prenez le temps de l’explorer.

  1. Connaissez vos compétences et votre poste

Le référentiel des compétences, accessible via Skills ou Compath, recense les compétences reconnues dans l’entreprise : techniques, comportementales, managériales et linguistiques. Il vous permet d’identifier les compétences déjà détenues, celles attendues pour un métier donné et celles à acquérir pour évoluer. Il peut servir de base à une réflexion sur l’évolution de votre carrière ou un projet de reconversion.

Le descriptif de poste, co-rédigé par vous et votre manager, constitue la photographie officielle de votre poste. Il en précise les missions, le niveau de responsabilité, la place dans l’organisation, les compétences attendues, le niveau ou la plage de coefficient ainsi que les contraintes éventuelles comme les astreintes, déplacements ou impossibilité de télétravailler.

Celui-ci sert à fixer les objectifs annuels, évaluer les besoins en formation, comparer les missions réellement exercées avec celles attendues et identifier les possibilités d’évolution sur le poste. Il doit être mis à jour lorsque les missions évoluent significativement.

  1. Faites régulièrement le point sur votre carrière

On réalise souvent un bilan professionnel lorsqu’un problème apparaît. C’est généralement trop tard.

La GEPP met à disposition plusieurs leviers permettant de réfléchir à son parcours et d’identifier les opportunités qui pourraient correspondre à vos aspirations. Des référentiels métiers et compétences, accessibles notamment via Compath ou Skills selon les usages, ainsi que les bilans professionnels et entretiens de carrière, peuvent vous aider à construire votre projet dans la durée.

  1. Après 55 ans renseignez-vous rapidement

Un autre des apports importants de l’accord GEPP concerne les salariés seniors.

À partir de 55 ans, chacun peut demander un entretien spécifique afin d’échanger sur la suite de son parcours professionnel et les différentes possibilités offertes pour préparer la fin de carrière. La demande du salarié doit être traitée prioritairement.

Temps partiel de fin de carrière, mécénat de compétences, poursuite d’activité, dispositifs de transition vers la retraite : plusieurs solutions existent selon votre situation.

Là encore, le meilleur conseil reste d’anticiper plusieurs années avant l’échéance.

  1. Faites valoir vos droits d’évolution

L’article 9 de l’accord GEPP permet à chacun de construire et faire évoluer son parcours professionnel tout au long de sa carrière. Vos souhaits doivent être pris en compte au même titre que les besoins de l’entreprise : votre carrière repose donc aussi sur vos aspirations individuelles, vos compétences acquises et vos projets professionnels.

L’EIA, les échanges avec le développeur de talent et les bilans professionnels doivent vous aider à clarifier votre projet et à identifier les opportunités qui vous correspondent.

  • Tout salarié dont la classification n’a pas évolué depuis cinq ans peut demander un examen de sa situation, avec une possibilité dès trois ans pour les coefficients 215, 250, 290….
  • Tout salarié sans évènement de carrière ou de rémunération depuis trois ans peut demander un réexamen de sa situation.

Ces dispositions donnent des leviers d’action aux salariés qui estiment que leur parcours stagne.

De 2025 à 2027, la Direction s’engage à maintenir un nombre de cadrations représentant au minimum 1 % des effectifs OETAM chaque année, sous réserve de postes disponibles et de candidatures répondant aux critères fixés. La cadration vise les techniciens et agents de maîtrise ayant un potentiel reconnu pour exercer des responsabilités de niveau cadre, sur la base du volontariat, des compétences démontrées, de l’autonomie et de la capacité d’adaptation.

L’accord engage aussi une généralisation des postes à fourchette de coefficients pour les OETAM de jour afin de permettre une progression au sein d’un même poste et de rendre plus lisibles les perspectives d’évolution ainsi que les compétences attendues pour franchir les différentes étapes.

Les missions de tutorat et de compagnonnage sont officiellement reconnues : elles doivent être prises en compte dans l’EIA et peuvent être intégrées dans l’appréciation de la performance individuelle. C’est une reconnaissance pour les salariés qui forment les nouveaux arrivants, alternants ou collaborateurs en mobilité.

La mobilité géographique prévoit un accompagnement complet : période d’adaptation jusqu’à trois mois, prise en charge des déplacements et hébergements, aide à la recherche de logement, prise en charge du déménagement, hébergement temporaire, accompagnement du conjoint dans sa recherche d’emploi, indemnité d’installation, indemnité de relogement sur plusieurs années et possibilité d’un régime de navetteur lorsque la famille ne déménage pas immédiatement.

A retenir

La GEPP fait de chaque salarié un acteur de son parcours professionnel en lui donnant des droits concrets pour évoluer, se former, changer de métier, faire reconnaître ses compétences ou préparer une mobilité dans de bonnes conditions.

Notre conseil

Ne voyez pas la GEPP comme un sujet réservé aux RH.

Utilisez-la comme un dispositif pour préparer votre parcours, vos compétences, votre mobilité ou votre fin de carrière.

Le plus utile : s’en saisir avant d’en avoir besoin.


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